Mais Les Portugais sont restés encore un moment sur le territoire, à Salvador, et ont été expulsés par une révole sanglante ayant eut lieu le 2 juillet 1823.
Les combats de l'indépendance à Bahia confirment la bravoure féminine lorsque le sort de la patrie est en jeu. Ainsi Maria Quitéria transgresse toutes les interdictions imposées à son sexe pour aider, les armes à la main, à repousser les Portugais. Le sang innocent de la mère Joana Angélica sanctifie le pieux combat pour la liberté brésilienne contre le "sorriso satânico" du général Madeira.
Et puis encore une fois, les Français ont donné un "petit coup de pouce":
Le 22 janvier 1823, le Général LABATUT (de la Légion Française) est nommé gouverneur militaire de Bahia. Du 15 au 20 février, il harcèle les forces portugaises dans les faubourgs de la ville, puis le 3 mai, il lance ses troupes à l'assaut de la cité. Le général Madeira décide alors d'abandonner Bahia. Sa garnison s'embarque sur l'escadre réunie là pour assurer le retrait des troupes.
Victime de calomnies, Pedro LABATUT fut frustré de sa victoire finale par ses rivaux et accusateurs. L'un de ceux-ci, le colonel Joachim de Lima, fit son entrée "glorieuse et solennelle" dans Bahia libérée le 2 juillet 1823, alors que LABATUT, arrêté, attendait de passer en Conseil de guerre, lequel eut lieu en 1824. LABATUT en sortit entièrement blanchi et innocenté. Il était bien le "général en chef de l'armée pacificatrice qui avait chassé les Portugais de la Province de Bahia".
Voilà pour ce qui concerne l'histoire.... Maintenant, passons à la fête elle même.
La procession qui traverse tout Salvador (15Km), porte deux énormes statues de Caboclos.
Ici, elle arrive au Pelourinho:

Bien évidemment, les religieux sont de la partie! Et sortent leur plus beaux habits.

Mais ça a quand même des faux airs de Carnaval non?

La ville est entièrement décorée aux couleurs du Brésil et de Bahia.
Hé oui: bleu - blanc - rouge.

Ici la Fundação Casa do Jorge Amado, célèbre écrivain brésilien.

Tiens, la Police aussi est de la partie! Avec leurs plus beaux aparats!

Et voilà l'arrivée des fameux Caboclos (= métisses d'Indiens et de Blanc)

Chaque statue doit peser dans les 2 tonnes, et est tractée par un 30aine de gaillards a travers toute la ville

La Légende veut que chacun touche les statues pour gagner bonheur et richesses.

Comme pour rendre hommages aux Indiens, certains se déguisent et suivent le cortège

D'autres, moins déguisés, mais bien imbibés, le suivent aussi...

Arret obligatoire pour le discours politique

Et ça repaaaart!

Voila pour cette fois, on vous joint quand même un peu d'architecture locale, ici le Palais des Députés, Praça da Sé:

Et ici les deux femmes de ma vie... heuuuu, sur les bords heins... pas au milieu...
